Comparatif
Fumisto ou le logiciel de facturation déjà en place
Presque toutes les entreprises de ramonage que nous rencontrons ont déjà un logiciel de devis et de facturation, souvent avec un agenda et un module de contrats d’entretien. La question qui revient est légitime : pourquoi payer un second abonnement plutôt qu’exploiter ce qui est déjà là. Ce comparatif répond franchement, en séparant ce que ces outils font très bien, la gestion commerciale, de ce qu’ils ne sont pas conçus pour porter, l’obligation réglementaire attachée à un conduit.
Le comparatif poste par poste
| Critère | Fumisto | le logiciel de devis et de facturation déjà en place |
|---|---|---|
| Devis et factures | Export des passages facturés par mois et par technicien | Cœur du produit, complet et bien fait |
| Objet central | Le conduit, avec son adresse et son appareil raccordé | Le client et le document commercial émis |
| Fréquence réglementaire | Déduite du règlement sanitaire du département de l’adresse | Absente : un contrat d’entretien porte une périodicité saisie à la main |
| Rappel de passage | Fenêtre calculée à partir du dernier passage constaté | Rappel annuel calé sur la date anniversaire du contrat |
| Multi département | Chaque conduit garde la règle de son propre département | Une périodicité unique paramétrée pour toute l’entreprise |
| Campagne d’automne | Conduits dus regroupés par commune et par semaine | Agenda de rendez vous, sans regroupement géographique des dus |
| Certificat de ramonage | Mentions attendues par les contrats multirisque habitation, envoi horodaté | Modèle de document commercial à adapter soi même |
| Réserves et photos | Attachées au conduit, conservées dix ans | Pièce jointe à une intervention ou à une facture |
| Dossier après sinistre | Reconstitution du conduit à la date de l’incendie | Recherche dans l’historique de facturation du client |
| Contrats non exécutés | Tableau permanent avec le récurrent à risque et les relances | Visible seulement si le contrat a été facturé et non honoré |
Deux objets différents, deux logiciels différents
Un logiciel de devis et de facturation est construit autour d’un client et des documents qu’on lui adresse. C’est la bonne façon de faire quand l’enjeu est commercial : relancer un devis, suivre un encours, sortir une TVA. Un registre de conduits est construit autour d’une adresse et d’un appareil, parce que l’obligation de ramonage ne suit pas le client, elle suit la souche. Les deux logiques ne sont pas concurrentes, elles répondent à des questions différentes, et vouloir n’en garder qu’une force à mal traiter la seconde.
Le symptôme est toujours le même : le module de contrats d’entretien porte une périodicité saisie à la main, valable pour toute l’entreprise. Elle est juste pour le département où vous avez démarré, fausse pour le voisin, et personne ne s’en aperçoit parce que le rappel, lui, tombe bien. Ce n’est pas un défaut de l’éditeur, c’est le résultat logique d’un produit qui n’a jamais eu à connaître le règlement sanitaire d’un département.
Le rappel annuel contre la fenêtre calculée
La différence la plus concrète tient dans la date de déclenchement. Un contrat d’entretien signé en mars fait remonter un rappel en mars, quand l’appareil tourne, que le client est difficile à trouver et que la tournée du secteur n’est pas prévue. Une fenêtre calculée à partir du dernier passage et de la fréquence applicable place le conduit dans la campagne d’automne, au moment où le technicien est déjà dans la commune. Le même parc, avec la même charge de travail, se tient en beaucoup moins de kilomètres.
Le second effet porte sur ce qui est réellement dû. Un rappel annuel signale un contrat, pas un conduit. Une adresse avec un insert bois au salon et une chaudière gaz au sous sol génère un rappel unique, et l’entreprise repart en croyant l’adresse traitée. Avec un registre de conduits, ce sont deux lignes, deux fenêtres, deux pièces en fin de passage, dont une attestation d’entretien à remettre dans les quinze jours.
Faire cohabiter les deux sans double saisie
Nous ne demandons à personne de changer de logiciel de facturation, et Fumisto n’essaie pas d’en devenir un. La répartition qui fonctionne est simple : la gestion commerciale reste là où elle est, le registre des conduits et la production des pièces réglementaires passent dans Fumisto, et les passages facturés s’exportent par mois et par technicien pour alimenter la facturation ou le comptable.
Concrètement, la reprise part de l’export de votre logiciel actuel, qui contient déjà les clients et les adresses. Chaque adresse devient un ou plusieurs conduits, avec le combustible et l’appareil raccordé, et vous relisez le tout avant validation. La double saisie se limite à la création d’un nouveau client, quelques fois par mois, ce qui reste très en dessous du temps passé aujourd’hui à trier une campagne à la main.
Quand l’alternative reste le bon choix
Si votre activité est majoritairement de l’installation de poêles et d’inserts, avec seulement quelques dizaines de contrats d’entretien signés en marge des chantiers, restez sur votre logiciel actuel et posez un simple rappel. Le module de contrats fait alors le travail, et un second abonnement ne se justifie pas. Le calcul bascule quand le récurrent devient une part sérieuse du chiffre d’affaires, en général autour de deux ou trois cents appareils sous contrat.
Le verdict
Ces logiciels sont bons dans leur domaine et n’ont jamais prétendu porter la règle départementale ni le certificat opposable. Tant que votre parc est petit et sur un seul département, gardez ce que vous avez. Dès que la campagne d’automne devient l’essentiel de votre saison, il faut un outil qui parte du conduit. Fumisto commence à 49 euros HT par mois et par technicien, et s’installe à côté de votre facturation, pas à sa place.
Questions frequentes
- Faut il abandonner mon logiciel de facturation ?
- Non. Fumisto ne fait ni devis, ni factures, ni TVA, et ne cherche pas à le faire. Il produit le registre des conduits, la campagne, les certificats et les attestations, puis exporte les passages facturés par mois et par technicien pour que votre logiciel actuel ou votre comptable prenne le relais. Les deux outils cohabitent chez presque tous nos utilisateurs.
- Mon logiciel gère déjà des contrats d’entretien, est ce suffisant ?
- Cela suffit pour facturer le contrat et pour poser un rappel. Cela ne suffit pas pour connaître la fréquence imposée à l’adresse d’intervention, pour distinguer deux conduits dans le même logement, ni pour produire un certificat portant la désignation du conduit, le moyen mécanique employé et les réserves. C’est précisément là que se joue le dossier après un sinistre.
- Comment éviter la double saisie des clients ?
- La reprise initiale part de l’export de votre logiciel, clients et adresses compris, et transforme chaque adresse en conduits. Ensuite, seule la création d’un nouveau client demande une saisie des deux côtés, ce qui représente quelques minutes par mois. Les passages, eux, redescendent dans un export mensuel par technicien, prêt pour la facturation.
Fumisto ou le logiciel de facturation déjà en place
Ces logiciels sont bons dans leur domaine et n’ont jamais prétendu porter la règle départementale ni le certificat opposable. Tant que votre parc est petit et sur un seul département, gardez ce que vous avez. Dès que la campagne d’automne devient l’essentiel de votre saison, il faut un outil qui parte du conduit. Fumisto commence à 49 euros HT par mois et par technicien, et s’installe à côté de votre facturation, pas à sa place.