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Fumisto Parler de mon parc

Comparatif

Fumisto ou le carnet de tournée papier, que choisir

Le carnet à souches et les fiches cartonnées classées par commune ont fait vivre des entreprises de ramonage pendant trente ans, et beaucoup tournent encore ainsi. Ils ont une qualité que rien n’a remplacée : ils fonctionnent sur un toit, sous la pluie, sans batterie et sans réseau. Ce comparatif regarde ce que le papier tient réellement sur un parc sous contrat, et à partir de quel moment il devient un risque plutôt qu’un outil.

Le comparatif poste par poste

CritèreFumistole carnet de tournée papier
Prise de notes sur le toitSaisie hors couverture réseau, photos et signature sur l’appareilImmédiate, sans batterie, lisible sous la pluie
Retrouver un conduit précisRecherche par adresse, historique complet en une ficheFeuilletage du carnet de la saison concernée, si on l’a gardé
Fréquence par départementDéduite de l’adresse et du combustibleDe mémoire, la même règle appliquée partout
Liste des conduits dusConstruite seule dès septembre, par commune et par semaineReconstituée à la main chaque saison, à partir des souches
Réserve signaléeÉcrite sur le certificat, photographiée, envoyée aux deux partiesNotée au crayon, rarement reportée, jamais envoyée
Certificat remis au clientÉtabli et signé sur place, envoyé et archivé le jour mêmeCarbone du carnet, remis en main propre, aucune copie exploitable
Attestation de chaudièreDéclenchée le jour du passage, accusé conservéÀ penser soi même, dans le délai de quinze jours
Après un feu de cheminéeDossier du conduit à la date de l’incendie, prêt pour l’expertCartons de carnets, si les saisons utiles n’ont pas été jetées
Passation entre techniciensMême fiche conduit pour tout le monde, historique communLe savoir reste dans le carnet et dans la tête de celui qui l’a écrit

Ce que le papier fait mieux que n’importe quel écran

Sur une souche, avec des gants et de la suie sur les mains, un carnet s’ouvre plus vite qu’un téléphone. Il ne se décharge pas, il ne demande pas de réseau, il ne verrouille pas son écran au bout de trente secondes, et il supporte la pluie mieux qu’on ne le croit. Pour un ramoneur seul qui fait dix passages par jour dans un rayon de quinze kilomètres, le carnet est un outil parfaitement rationnel, et le remplacer par principe serait une erreur.

Il a aussi une vertu que les logiciels perdent souvent : il oblige à écrire à la main, donc à formuler. Les meilleures réserves que nous ayons lues venaient de carnets, avec un croquis de la souche et une flèche vers le chapeau descellé. Le problème n’est pas la qualité de ce qui est écrit sur le carnet, il est dans ce qui se passe après, quand cette page devient introuvable.

Le carnet note tout et ne retrouve rien

Un carnet est une chronologie, pas un registre. Il classe par ordre de passage, donc pour retrouver ce qui a été fait sur une adresse précise il faut savoir dans quelle semaine de quelle saison chercher. Trois ans après, avec un expert incendie au téléphone, personne ne sait. La réserve écrite au crayon existe, elle est même parfaitement rédigée, mais elle est dans un carton au fond de l’atelier, dans un carnet parmi douze, et elle n’a jamais été envoyée au propriétaire.

Le second manque est la projection. Un carnet enregistre ce qui a été fait, jamais ce qui est dû. Pour monter la campagne d’automne, il faut relire toute la saison précédente et reconstituer la liste à la main, ce qui prend des jours et laisse forcément des conduits de côté. Sur un parc de 1 200 conduits, une entreprise de deux techniciens laisse ainsi couramment passer 120 à 200 passages dans l’année sans jamais s’en rendre compte, parce que rien ne les lui signale.

Le double du certificat, et ce qu’il vaut trois ans après

Le carbone du carnet à souches remplit son office au moment de la remise : le client repart avec sa pièce. Mais le double reste chez vous sous une forme difficilement exploitable, souvent pâle, parfois incomplète, et il n’est jamais horodaté à l’envoi. Après un sinistre, l’assureur ne demande pas seulement que le certificat existe, il regarde ce qu’il porte : désignation du conduit, moyen mécanique employé, vacuité constatée, anomalies et réserves. Un carnet préimprimé prévoit rarement toutes ces lignes.

L’envoi horodaté et l’archivage attaché au conduit changent la nature de la pièce. Ce n’est plus votre parole contre celle du client, c’est un document daté, retrouvable en quelques secondes, conservé pendant dix ans. Pour une entreprise qui engage sa responsabilité sur chaque souche qu’elle a touchée, c’est le point où le passage au numérique cesse d’être une question de confort.

Quand l’alternative reste le bon choix

Si vous travaillez seul, sur une centaine de conduits, tous dans le même département et dans un rayon proche, et que votre activité ne repose pas sur du contrat récurrent, le carnet reste défendable. Il l’est aussi comme support d’appoint : plusieurs de nos utilisateurs gardent un carnet dans le fourgon pour les croquis de souche et les relevés de fumisterie, puis reportent le tout le soir. Ce qui ne se défend pas, c’est le carnet comme unique mémoire d’un parc sous contrat.

Le verdict

Le carnet gagne sur le toit et perd trois ans plus tard. Tant que rien ne brûle et que le parc tient dans une tête, il suffit. Dès qu’il y a un deuxième technicien, un deuxième département, ou simplement l’envie de savoir combien de contrats n’ont pas été exécutés cette saison, il faut un registre qui projette les dates et qui conserve les preuves. Fumisto fonctionne hors réseau précisément pour ne pas vous priver de ce que le carnet faisait bien.

Questions frequentes

Peut on reprendre des carnets papier au démarrage ?
Oui. Vous envoyez les pages scannées, et le parc est monté adresse par adresse à partir de ce que les souches contiennent : dernier passage, combustible, appareil raccordé, réserves lisibles. Nous commençons toujours par les communes où vous avez le plus de conduits, pour que la première campagne parte avec le gros du parc en place, puis le reste se complète au fil des passages.
Le technicien doit il abandonner son carnet ?
Non, et beaucoup le gardent pour les croquis de souche et les cotes de fumisterie, que le papier rend mieux. Ce qui doit passer sur l’appareil, c’est ce qui doit être retrouvé plus tard : le certificat, les réserves, les photos et l’heure réelle du passage. Le reste est une question d’habitude personnelle.
Que faire des carnets des saisons passées ?
Gardez les, surtout les trois dernières saisons, ce sont elles que réclament les experts après un feu de cheminée. Si vous prenez la formule Parc, cet historique est repris et vérifié conduit par conduit, ce qui rend les dossiers sinistres exploitables dès la première année au lieu d’attendre d’avoir constitué trois saisons de données neuves.

Fumisto ou le carnet de tournée papier, que choisir

Le carnet gagne sur le toit et perd trois ans plus tard. Tant que rien ne brûle et que le parc tient dans une tête, il suffit. Dès qu’il y a un deuxième technicien, un deuxième département, ou simplement l’envie de savoir combien de contrats n’ont pas été exécutés cette saison, il faut un registre qui projette les dates et qui conserve les preuves. Fumisto fonctionne hors réseau précisément pour ne pas vous priver de ce que le carnet faisait bien.